Avant de sortir le fouet, levons tout de suite l’ambiguïté : la crème au Roquefort dont il est question ici est une préparation froide d’apéritif, pas une sauce chaude.
On confond souvent deux recettes qui portent presque le même nom. D’un côté, la sauce chaude au Roquefort : on fait réduire de la crème liquide, on y fait fondre le fromage à feu doux, parfois avec une échalote suée, et on la nappe sur un steak, un magret ou des pâtes. Elle est fluide, brillante, servie à la minute et brûlante. De l’autre, la crème au Roquefort d’apéritif : aucune cuisson, une texture épaisse et tartinable, servie fraîche, que l’on présente en dip pour y plonger des légumes croquants ou que l’on étale sur un toast.
Ce sont bien deux plats différents, à deux moments différents du repas. La sauce accompagne un plat principal chaud ; la crème ouvre le repas, à l’apéritif, ou s’invite sur un plateau à partager. La confusion vient du fait qu’on parle de « crème » dans les deux cas — mais ici, « crème » désigne la consistance de la préparation, pas forcément la crème liquide comme ingrédient.
Si c’est bien une sauce chaude que vous cherchez, pour napper une viande ou lier des tagliatelles, reportez-vous plutôt à notre recette de sauce au Roquefort : proportions, réduction et service à chaud y sont détaillés. Pour tout le reste — l’apéritif, le dip, les tartines fraîches — vous êtes au bon endroit, et la suite de cet article vous guide pas à pas.