Devant un plateau de fromages, la même hésitation revient souvent : « je ne digère pas bien le lait, est-ce que je peux en prendre ? ». Avant de répondre, il faut distinguer trois notions que l’on mélange volontiers.
Le lactose, sucre du lait
Le lactose est le sucre naturellement présent dans le lait de tous les mammifères, qu’il s’agisse de vache, de chèvre ou de brebis. Pour être absorbé, il doit être découpé dans l’intestin par une enzyme, la lactase. Chez beaucoup d’adultes, la production de lactase diminue avec l’âge : le lactose non digéré arrive alors dans le côlon, où il fermente et provoque ballonnements, inconfort ou troubles digestifs.
C’est ce qu’on appelle l’intolérance au lactose. Elle est fréquente, plus ou moins marquée selon les personnes, et elle dépend largement de la quantité de lactose consommée en une fois. Un verre de lait n’a rien à voir, de ce point de vue, avec un morceau de fromage longuement affiné : c’est tout l’objet de cet article.
Retenez une idée simple : l’intolérance est une question de dose. Beaucoup de personnes intolérantes supportent de petites quantités de lactose, surtout lorsqu’elles sont prises au cours d’un repas. C’est pourquoi le type de produit laitier compte autant que le fait d’en consommer.