Entrer dans nos caves, c’est passer d’un monde à un autre : dehors le village et la boutique, dedans la pénombre, la fraîcheur, et ce souffle léger que l’on sent sur la joue dès les premières marches.
Ce souffle, c’est celui des fleurines combalou, qui descend du plateau et trouve dans la cave un espace pour ralentir, s’enrouler, déposer son humidité sur la croûte des meules. Les travées sont en bois de chêne, choisies pour respirer avec l’atmosphère : le bois absorbe une part d’humidité, en restitue une autre, accompagne le rythme imposé par les failles. Tout le sens de notre affinage sur bois de chêne.
On parle de caves « naturelles » parce que rien n’y est généré artificiellement : aucun groupe froid n’impose sa température, aucun brumisateur ne dicte l’humidité. Tout vient de la roche effondrée, du lait cru de brebis et du climat filtré par la montagne — cette absence d’artifice fait qu’une meule de Roquefort Carles porte en elle un peu du Combalou.
Ces galeries ne se racontent bien que sur place : la visite des caves de Roquefort à Roquefort-sur-Soulzon, tout près du Viaduc de Millau, permet de sentir le souffle des fleurines au plus près des meules.